encyclopédie du savoir relatif et absolu (extrait)

Aller en bas

encyclopédie du savoir relatif et absolu (extrait)

Message par Admin le Mer 25 Jan - 18:56

"CENSURE
Autrefois, afin que certaine idées jugées subversives par le pouvoir en place n'atteignent pas le grand public, une instance policière avait été instaurée : la censure d'Etat, chargée d'interdire purement et simplement la propagation des oeuvres trop "subversives".
Aujourd'hui, la censure a changé de visage. Ce n'est plus le manque qui agit, mais l'abondance. Sous l'avalanche ininterrompue d'informations insigifiantes. EN diffusant à la tonne toutes sortes de musiques similaires, les producteurs de disques empêchent l'émergence de nouveaux courants musicaux. En sortant des milliers de livres par mois, les éditeurs empêchent l'émergence de nouveaux courants littéraires. Ceux-ci seraient de toute façon enfouis sous la masse de la production. La profusion d'insipidités similaires bloque la création originale, et même les critiques qui devraient filtrer cette masse n'ont plus le temps de tout lire, tout voir, tout écouter.
Si bien qu'on en arrive à ce paradoxe, plus y a de chaines de télévision, de radios, de journaux, de supports médiatiques, moins il y a diversité de création. La grisaille se répand.
Cela fait partie de la même logique ancienne : il faut qu'il n'apparaisse rien d'"original" qui puisse remettre en cause le système. Tant d'énergie est dépensée pour que tout soit bien immobile."
avatar
Admin
Admin

Messages : 145
Date d'inscription : 20/01/2012

Voir le profil de l'utilisateur http://lesindignes-belgique.forumgratuit.be

Revenir en haut Aller en bas

Re: encyclopédie du savoir relatif et absolu (extrait)

Message par Admin le Mer 25 Jan - 19:01

DIFFÉRENCE DE PERCEPTION :
On ne perçoit du monde que ce qu'on est préparé à en percevoir. Pour une expérience de physiologie, des chats ont été enfermés dès leurs naissance dans une petite pièce tapissée de motifs verticaux. Passé l'âge seuil de formation du cerveau, ces chats ont été retirés de ces pièces et placés dans des boites tapissées de lignes horizontales. Ces lignes indiquaient l'emplacement de caches de nourriture ou de trappes de sortie, mais aucun des chats éduqués dans les pièces aux motifs verticaux ne parvint à se nourrir ou à sortir.
Leur éducation avait limité leur perception aux événements verticaux.
Nous aussi, nous fonctionnons avec ces mêmes limitations de la perception. Nous ne savons plus appréhender certains événements car nous avons été parfaitement conditionnés à percevoir les choses uniquement d'une certaine manière.
avatar
Admin
Admin

Messages : 145
Date d'inscription : 20/01/2012

Voir le profil de l'utilisateur http://lesindignes-belgique.forumgratuit.be

Revenir en haut Aller en bas

Re: encyclopédie du savoir relatif et absolu (extrait)

Message par Admin le Mer 25 Jan - 19:39

UTOPIE DES INDIENS D'AMERIQUE
Les indiens d'Amérique du Nord, qu'ils soient sioux, cheyennes, apaches, comanches, crows, navajos, etc. partageaitn les mêmes principes.
Tout d'abord, ils se considéraient comme faisant partie intégrante de la nature et non maîtres de la nature. Leur tribu ayant épuisé le gibier d'une zone migrait afin que le gibier puisse se reconstituer.
Ainsi leur ponction n'épuisait pas la Terre.
Dans le système de valeurs indien, l'individualisme était source de fonte plutôt que de gloire. Il était obscène de faire quelque chose pour soi. On ne possédait rien, on n'avait de droit sur rien. Encore de nos jours, un Indien qui achète une voiture sait qu'il devra la prêter au premier Indien qui la lui réclamera.
Leurs enfants étaient éduqués sans contraintes. En fait, ils s'autoéduquaient.
Ils avaient découvert les greffes de plantes qu'ils utilisaient par exemple pour créer des hybrides de maïs. Ils avaient découvert le principe d’imperméabilisation des toiles grâce à la sève d'hévéa. Ils savaient fabriquer des vêtements de coton dont la finesse de tissage était inégalée en Europe. Ils connaissaient les effets bénéfiques de l'aspirine (acide salicylique), de la quinine...
Dans la société indienne d'Amérique du Nord, il n'y avait pas de pouvoir héréditaire ni de pouvoir permanent. A chaque décision, chacun exposait son point de vue lors du pow-wow (conseil de la tribu). C'était avant tout (et bien avant les révolutions républicaines européennes) un régime d'assemblée. Si la majorité n'avait plus confiance dans son chef, celui-ci se retirait de lui-même.
C'était une société égalitaire. Il y avait certes un chef mais on n'était chef que si les gens vous suivaient spontanément. Être leader, c'était une question de confiance. A une décision prise en pow-wow chacun n'était obligé d'obéir que s'il avait voté pour cette décision. Un peu comme si, chez nous, il n'y avait que ceux qui trouvaient une loi juste qui l'appliquaient!
Même à l'époque de leur splendeur, les Amérindiens n'ont jamais eu d'armée de métier. Tout le monde participait à la bataille quand il le fallait, mais le guerrier était avant tout reconnu socialement comme chasseur, cultivateur et père de famille.
Dans le système indien, toute vie, quelle que soit sa forme, mérite le respect. Ils ménageaient donc la vie de leurs ennemis pour que ceux-ci en fassent de même. Toujours cette idée de réciprocité : ne pas faire aux autres ce qu'on n'a pas envie qu'ils nous fassent.
La guerre était considéré comme un jeu où l'on devait montrer son courage. On ne souhaitait pas la destruction physique de son adversaire. Un des buts du combat guerrier était notamment de toucher l'ennemi avec l'extrémité de son bâton à bout rond.
C'était un honneur plus fort que de le tuer. On comptait "une touche". Le combat s'(arrêtait dès les premières effusions de sang. Il y avait rarement des morts.
Le principal objectif des guerres interindiennes consistait à voler les chevaux de l'ennemi. Culturellement, il leur fut difficile de comprendre la guerre de masse pratiquée par les Européens. Ils furent très surpris quand ils virent que les Blancs tuaient tout le monde, y compris les vieux, les femmes et les enfants. Pour eux ce n'était pas seulement affreux, c'était surtout aberrant, illogique, incompréhensible. Pourtant, les Indiens d'Amérique du Nord résistèrent relativement longtemps.
Les sociétés sud-américaines furent plus faciles à attaquer. Il suffisait de décapiter la tête royale pour que toute la société s'effondre. C'est la grande faiblesse des systèmes à hiérarchie et à administration centralisées. On les tient par leur monarque. En Amérique du Nord, la société avait une structure plus éclatée. Les cow-boys eurent affaire à des centaines de tribus migrantes. Il n'y avait pas un grand roi immobile mais des centaines de chefs mobiles. Si les Blancs arrivaient à mater ou à détruire une tribu de cent cinquante personnes, ils devaient à nouveau s'attaquer à une deuxième tribu de cent cinquante personne.
Ce fut malgré tout un gigantesque massacre. En 1492, les Amérindiens étaient dix millions. En 1890, ils étaient cent cinquante mille, se mourant pour la plupart des maladies apportées par les Occidentaux. Lors de la bataille de Little Big Horn, le 25 juin 1876, on assista au plus grand rassemblement indien : dix à douze mille individus dont trois à quatre mille guerriers. L'armée amérindienne écrasa à plate couture l'armée du général Custer. Mais il était difficile de nourrir tant de personnes sur un petit territoire. Après la victoire, les Indiens se sont donc séparés. Ils considéraient qu'après avoir subi une telle humiliation, les Blancs n'oseraient plus jamais leur manquer de respect.
En fait, les tribus ont été réduites une par une. Jusqu'en 1900, le gouvernement américain a tenté de les détruire. Après 1900, il a cru que les Amérindiens s'intégreraient au melting-pot comme les Noirs, les Chicanos, les Irlandais, les Italiens.
Mais c'était là une vision réduite. Les Amérindiens ne voyaient absolument pas ce qu'ils pouvaient apprendre du système social et politique occidental qu'ils considéraient comme nettement moins évolué que le leur.
avatar
Admin
Admin

Messages : 145
Date d'inscription : 20/01/2012

Voir le profil de l'utilisateur http://lesindignes-belgique.forumgratuit.be

Revenir en haut Aller en bas

Re: encyclopédie du savoir relatif et absolu (extrait)

Message par Admin le Lun 20 Fév - 20:16

L'ORGANISME VIVANT
: Nul n'a besoin de démontrerla parfaite harmonie qui règne entre les différentesparties de notre corps. Toutes nos cellules sont àégalité. L'œil droit n'est pas jaloux de l'œil gauche.Le poumon droit n'envie pas le poumon gauche.Dans notre corps, toutes les cellules, tous lesorganes, toutes les parties n'ont qu'un unique etmême objectif : servir l'organisme global de façonque celui-ci fonctionne au mieux.Les cellules de notre corps connaissent, et avec réus-site, et le communisme et l'anarchisme. Touteségales, toutes libres, mais avec un but commun :vivre ensemble le mieux possible. Grâce aux hor-mones et aux influx nerveux, l'information circuleinstantanément au travers de notre corps mais n'esttransmise qu'aux seules parties qui en ont besoin.Dans le corps, il n'y a pas de chef, pas d'administra-tion, pas d'argent. Les seules richesses sont le sucreet l'oxygène et il n'appartient qu'à l'organisme glo-bal de décider quels organes en ont le plus besoin.Quand il fait froid, par exemple, le corps humainprive d'un peu de sang les extrémités de sesmembres pour en alimenter les zones les plusvitales. C'est pour cette raison que doigts et orteilsbleuissent en premier.414En recopiant à l'échelle macrocosmique ce qui sepasse dans notre corps à l'échelle microcosmique,nous prendrions exemple sur un système d'organisa-tion qui a fait ses preuves depuis longtemps.Edmond Wells,
Encyclopédie du Savoir Relatif et Absolu,
tome III.
avatar
Admin
Admin

Messages : 145
Date d'inscription : 20/01/2012

Voir le profil de l'utilisateur http://lesindignes-belgique.forumgratuit.be

Revenir en haut Aller en bas

Re: encyclopédie du savoir relatif et absolu (extrait)

Message par Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum