La Russie propose de construire une colonie sur la lune

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La Russie propose de construire une colonie sur la lune

Message par Admin le Ven 27 Jan - 5:32

La Russie propose de construire une colonie sur la lune


Moins de 24 heures après le discours de Lyndon LaRouche sur l’état de l’union, dans lequel il prescrivait l’adoption immédiate d’un programme visant à établir des colonies habitées sur la Lune et Mars comme seul moyen d’assurer la survie de l’humanité à la Grande crise mondiale de 2012, le directeur de Roscomos Vladimir Popovkin à proposé à son tour aux Etats-Unis de se joindre à la Russie pour mettre en place les préparatifs permettant d’entreprendre une telle mission : « Nous ne voulons pas d’un simple saut sur la Lune. Nous sommes en train de discuter de la manière de commencer l’exploration de notre satellite avec la NASA et l’Agence spatiale européenne... soit pour établir une base sur la Lune, soit pour construire une station en orbite autour d’elle. »

Cette déclaration du 19 janvier a provoqué une rafale de discussions, comme le rapporte The Voice of Russia dans un article intitulé « Les Russes sont prêts à vivre et à travailler sur la Lune ». « Des scientifiques russes vont s’établir sur la Lune bientôt en vue de préparer la voie à la construction d’une base habitée », y explique-t-on d’emblée. Le journal passe ensuite en revue les divers plans permettant de construire une base de recherche sous la surface lunaire, afin de protéger les chercheurs contre les rayons cosmiques mortels et afin de contourner le problème de la faible gravitation.

L’article cite Igor Mitrofanov, le directeur de l’Institut de recherche spatiale à l’Académie des sciences russe, qui insiste sur la nécessité de construire une station sur la Lune pour permettre de développer et de tester de nouveaux systèmes de vol vers Mars et d’autres planètes, et décrivant comment les ressources lunaires pourront être utilisées par l’homme pour construire un cosmodrome à partir duquel seront lancés des vaisseaux vers les destinations les plus lointaines de notre univers : « A l’avenir il peut être moins onéreux et plus pratique de lancer des vaisseaux spatiaux interplanétaires à partir d’un cosmodrome lunaire, car l’assemblage de tels appareils en orbite terrestre et leur libération du champ gravitationnel terrestre seront plus difficiles que d’envoyer de telles expéditions depuis la Lune. »

Mitrofanov raconte comment les récentes découvertes sur la présence d’eau sur la Lune ont permis d’envisager une implantation humaine à long terme comme solution praticable : « Nous planifions des expériences qui nous permettront d’aller de l’avant avec l’exploration de la Lune et de ses ressources. Les conditions sur les pôles diffèrent considérablement de celles de l’ équateur et des latitudes modérées, là où les expéditions soviétiques et américaines s’étaient posées dans le passé. Les découvertes démontrant la présence d’eau ont été faites aux pôles et ce point important nous ouvre de nouvelles perspectives. »

Alexander Alexandrov, conseiller du président de la Société spatiale et d’astronautique Energia, souligne lui aussi l’importance des régions polaires, et insiste sur le fait que la Lune doit être la base à partir de laquelle nous prendrons notre envol pour l’ensemble du système solaire : « Une base sur la Lune est notre objectif stratégique. Nous avons commencé à étudier l’Antarctique en y construisant des stations, et nous étudierons les autres planètes de la même manière, en y faisant de courtes visites et en y construisant l’infrastructure requise. C’est une chose utile à faire et nous construirons une station sur la Lune par tous les moyens. »

En réponse aux propositions de Popovkin, le porte-parole de la NASA Michael Brokus a confirmé peu après que des experts américains et russes ont discuté de plans d’exploration lunaires dans le cadre du Groupe de coordination international pour l’exploration spatiale. Brokus a déclaré : « Les chercheurs de la NASA ont rencontré des représentants russes ainsi que de neuf autres agences spatiales étrangères afin de coordonner leurs plans pour l’exploration spatiale (…) et la mise en oeuvre de missions habitées ayant pour tâche d’examiner la surface martienne. »

Brokus développe ensuite l’importance d’établir une colonie permanente sur la Lune comme pré requis nécessaire à mission habitée vers Mars : « La Lune est vue comme endroit idéal pour étudier comment vivre et travailler sur la surface d’autres planètes. La Lune contient également des informations sur la manière dont notre système solaire est né, et ses ressources potentielles peuvent jouer un rôle important dans l’expansion de la présence humaine dans l’espace. Ce scénario fournit les moyens nécessaires pour explorer et commencer à comprendre comment on peut vivre de manière autonome sur la surface d’une autre planète. (…) Lorsque les être humains arriveront sur la Lune, ils seront amenés à faire des recherches plus approfondies dans les régions polaires (…) qui permettront de développer les technologies et techniques dont nous avons besoin pour l’exploration de Mars. »

Une fois l’objectif martien bien établi, il reste à préciser la manière de le mettre en oeuvre. Comment y arriver ? Les fusées à propulsion chimique ne seront pas adéquates. Le président Kennedy avait déjà proposé d’avoir recours à des fusées à propulsion nucléaire au début des années soixante, et un programme de développement était déjà en cours. Il fut cependant arrêté à la suite de son assassinat. Toutefois, même une fusée à fission nucléaire ne suffirait pas à atteindre Mars dans un temps raisonnable. Seule la fusion thermonucléaire.

Source: "Vers unnouveau paradigme"

http://www.wikistrike.com/article-la-russie-propose-de-construire-une-colonie-sur-la-lune-97920750.html
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Re: La Russie propose de construire une colonie sur la lune

Message par Admin le Ven 27 Jan - 11:00

La Nasa a vu de l'eau sur la Lune
Des traces d'eau ont finalement été vues dans l'analyse du bombardement du cratère Cabeus, au pole sud de la Lune. Cette information donnée hier soir par la Nasa relance toutes les spéculations sur la possibilité d'utiliser cette eau pour des astronautes. Elle tombe plutôt bien - trop bien ? - alors que le programme lunaire de la Nasa est sur la sellette.

Le bombardement lunaire, effectué le 9 octobre dernier, avait laissé les spectateurs sur leur faim. Malgré la réussite technique - l'étage de fusée et la sonde LCROSS avaient parfaitement fait leur boulot - les scientifiques n'avaient pu faire de science "en direct". Pire, malgré l'armada de télescopes spatiaux et terrestres mobilisés pour observer le bombardement, presque rien n'avait été vu, à part un vague signal thermique. Alors que la Nasa avait annoncé un "panache" spectaculaire de matériaux éjectés.
Plus de quatre semaines d'analyse des données enregistrées par la sonde lors de ses dernières minutes de vie, avant qu'elle s'écrase elle aussi sur le cratère ont donc été nécessaires pour apporter une réponse positive à la question : "Y a t-il de la glace, probablement des débris de comètes, au fond des cratères lunaires qui sont en permanence dans l'obscurité ?"

Il faut tout de même souligner que les informations données hier par la Nasa sont encore fragmentaires , aucun article scientifique n'ayant été publié. L'image du choc et du panache (ci dessus) provoqué par la chute de l'étage de fusée Centaur n'a pas été si facile que cela à fournir. Autrement dit, la tache du panache que l'on voit ici distinctement (image ci dessus) n'était sûrement pas visible avec un tel constraste sur l'image brute. Les analyses spectrométriques, ont elles aussi donné manifestement du fil à retordre aux scientifiques.

Quant à l'eau, il est utile de reproduire le texte précis du communiqué de la Nasa. "We are ecstatic," said Anthony Colaprete, LCROSS project scientist and principal investigator at NASA's Ames Research Center in Moffett Field, Calif. "Multiple lines of evidence show water was present in both the high angle vapor plume and the ejecta curtain created by the LCROSS Centaur impact. The concentration and distribution of water and other substances requires further analysis, but it is safe to say Cabeus holds water."

Un peu plus tard, Colaprete parlera d'une «dizaine de seaux d'eau de 7,5 litres»... Si l'on pense que le cratère creusé par le bombardement était censé faire entre 20 et 30 mètres de profondeur, pour cent ou deux cent mètres de diamètre, c'est à la fois beaucoup et pas tant que cela... et Colaprete donne un chiffre sans sa barre d'erreur... dont nous n'avons pas idée. Parle t-il du haut ou du milieu de la fourchette ?
Ces remarques peuvent sembler ironiques et déplacées. Après tout, l'idée de pouvoir compter sur une ressource en eau pour une base lunaire est précieuse si l'on veut utiliser notre astre nocture pour y installer, par exemple, des laboratoires scientifiques ou des instruments d'astronomie mettant à profit son environnement. Mais....
Mais, j'ai un souvenir très vif de la fameuse météorite martienne qui, en aout 1996, était censée prouver que Mars avait abrité de la vie. A l'époque, j'ai dû batailler avec la direction de Libération pour que le titre de Une soit dubitatif (ce fut "soupçon de vie sur Mars"). Et j'ai écrit un article détaillant toutes les raisons de craindre que cette annonce soit un jour démentie. Ce fut le cas, pratiquement toutes les affirmations de l'équipe scientifique ont été par la suite mises à mal.

Mais, comme je l'ai expliqué ici, le débat fait rage en ce moment aux Etats-Unis sur la suite à donner au programme de vols habités. La Lune ? Mars ? La Station orbitale ? A quelle vitesse, avec quels engins ? Tout cela est en discussion après le rapport de la commission Augustine. Pouvoir dire "il y a de l'eau sur la Lune, on peut s'en servir pour une base" est presque trop beau...

Est-ce pour autant faux ? Je suis persuadé que les scientifiques de la mission LCROSS sont de bonne foi. Et donc il y a nécessairement des données en faveur de leur interprétation. En outre l'hypothèse de base - chute de comètes bourrées de glace il y a 3,5 milliards d'années, conservation de cette glace au fond de cratères obscurs, mélangée à de la poussière - n'a rien d'extravagant. Au contraire, elle est même "classique". D'ailleurs, un scientifique français, Françis Albarède (Cnrs, ENS lyon), vient de publier le 29 octobre dans Nature un article important où il apporte des éléments de preuve que de telles chutes de comètes sur la Terre ont joué un rôle décisif dans la formation des océans (schéma ci-contre où la "pluie" de comètes se situe entre 80 et 120 millions d'années après la formation du Soleil, la Terre se formant en quelque millions d'années, et la Lune résultant d'un impact géant à 30 millions). Des éléments en faveur de cette idée d'un apport de glace sur la Lune par un tel bombardement cométaire avaient été apportés par plusieurs observations de sondes (Clementine, Lunar Prospector) mais d'autres observations avaient fait l'effet d'une... douche froide.

Donc, malgré mes réserves, je n'ai qu'une attente : qu'on aille y voir de plus près. Juste par curiosité, ce vilain défaut qui joue un si grand rôle dans l'histoire des hommes. Faut-il y envoyer des robots foreurs ? Des astronautes ? La réponse n'est manifestement pas technique, mais liée aux raisons politiques qui sont à l'origine des vols habités depuis Gagarine et Glenn.

Par Sylvestre Huet, le 14 novembre 2009

http://sciences.blogs.liberation.fr/home/2009/11/la-nasa-a-vu-de-leau-sur-la-lune.html
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