Piratage : l’immense supercherie des maisons de disques.

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Piratage : l’immense supercherie des maisons de disques.

Message par Admin le Jeu 16 Fév - 21:26

http://www.kenshin-blog.com/2011/11/11/piratage-limmense-supercherie-des-maisons-de-disques/

Piratage : l’immense supercherie des maisons de disques.

Aujourd’hui, nous apprenons qu’Universal Music, filiale de Vivendi, s’est offerte EMI (il paraît que leurs artistes ont du talent) pour 1,4 milliard d’€.
La question que nous sommes en droit de nous poser : où est la crise du disque ? Éléments de réponse à suivre…
Nouvelles formes de consommation

Il est vrai qu’avec l’essor du P2P puis des nouveaux moyens d’accès à la culture (plus ou moins légaux), le mode de consommation de musique a évolué. Les majors l’ont en partie compris. Cédant à la tentation de l’alarmisme, ils veulent nous faire croire que vous et moi nuisons à la créativité musicale et à la juste rétribution des artistes en volant sans remords les derniers singles de Christophe Maé et Patrick Sébastien.
Pourtant, ce discours semble être en totale contradiction avec les faits. Comment expliquer les excellents résultats de l’iTunes Store ? Comment expliquer que tel ou tel artiste soit Disque d’Or ou de Platine, si les disques ne se vendent plus ?

Il n’est donc pas nécessaire de parler de crise du disque. La musique se vend toujours. Simplement, on découvre une nouvelle forme de consommation. Il n’est désormais plus question d’acheter un album si nous ne souhaitons que 2 ou 3 titres. Le tout sera acheté sur une plate-forme de téléchargement légale. De la même manière que l’acheteur n’est désormais plus un impulsif qui ira se ruer sur la première nouveauté venue. Il préférera se faire un avis en écoutant quelques titres ou extraits sur YouTube, Deezer et consorts. Il n’achètera plus autant d’albums qu’auparavant. Il est ici question de sélectivité.
En effet l’acheteur d’aujourd’hui n’est plus l’acheteur d’il y a 20 ans. Désormais, il émet des critères de valeurs qui influenceront son acte d’achat. Ces critères varient d’une personne à l’autre. L’aspect matériel, le jugement sur le travail réalisé par l’artiste, le « mérite », tant de critères dont dépend l’acte d’achat.

Simple exemple : j’ai téléchargé du Swedish House Mafia. Il n’y a pas eu ici d’acte d’achat. Selon les maisons de disques, un téléchargement est un achat en moins. Je réponds faux. Si je n’avais pas pu le télécharger, je ne l’aurais pas acheté. Je m’en serais passé.
Dans l’acte d’achat, il y a une forme d’affection. Si j’achète le disque, c’est parce que j’aime l’artiste. Dans le cas de Swedish House Mafia, je trouve cela sympa de temps en temps, pour une séance de sport par exemple.

En revanche, j’ai acheté le nouvel album d’Anna Ternheim. En édition deluxe. Pourquoi ? Parce que j’apprécie beaucoup l’artiste et parce que je tenais à posséder l’objet ainsi que le contenu exclusif de l’édition deluxe. En tapant « The Night Visitor » (titre de l’album), j’ai trouvé plus de liens pour le télécharger que de sites me proposant de m’en porter acquéreur. Non, je voulais acheter cet album.
Le piratage au service de la musique

J’ai découvert tous mes artistes préférés en pillant sauvagement leurs œuvres. J’ai découvert Anna Ternheim en pillant sa musique sans rien lui offrir en retour. J’ai découvert Scorpions en pillant leurs albums. J’ai découvert Metallica en copiant sans scrupules le CD d’un copain lorsque j’étais au collège (And justice for all, si vous voulez le titre). J’ai acheté le dernier album d’Anna Ternheim, j’ai réservé ma place pour son concert du 22 février à Paris, j’en ai parlé sur mon blog. Je compte aller voir Scorpions le 2 juin à Nancy (merci @lamarie84 pour l’info !). Je suis allé voir Metallica au Sonisphere d’Amnéville l’an dernier. Si je n’avais pas téléchargé leur musique, rien ne dit que je serais fan de ces artistes aujourd’hui.
Ce n’est pas parce que les internautes téléchargent qu’ils ne consomment pas de musique. Nous, pirates, nous achetons de la musique si nous estimons que l’artiste le mérite. Nous, pirates, nous sommes les premiers à nous rendre aux concerts. Nous, pirates, nous n’avons pas empêché Justin Bieber de s’offrir une Ferrari. Nous, pirates, nous n’avons pas empêché Lady Gaga de devenir une icône.

Derniers exemples en date : @gGey_kun m’a fait découvrir Katherine Jenkins. J’ai pillé sa discographie (en FLAC, s’il vous plaît !). Je suis désormais prêt à me rendre à un de ses concerts où à m’offrir son prochain album. J’ai également découvert Melody Gardot grâce à une pub. Là aussi, j’ai pillé. Je surveille désormais un éventuel passage en France…
Les artistes et maisons de disques s’autodétruisent.

Mauvais contenu (vous avez entendu Senna et Colonel Reyel ?), prix souvent trop élevés, participation aux décisions politiques injustes et inefficaces telles que la Hadopi, les artistes et les maisons de disques se tirent souvent une balle dans le pied.
Difficile de vouloir à nouveau acheter les disques de Renaud ou aller le voir en concert après l’avoir vu supporté Hadopi. Pour un artiste engagé à gauche qui disait « Société tu m’auras pas », c’est paradoxal. Quant à Diam’s, Kenza Farah et autres personnalités de la génération actuelle, elles devraient apprendre à relativiser et se dire que l’Internet n’a finalement peut-être pas nui à leurs affaires. En tout cas, le téléchargement ne les a pas empêché d’avoir un revenu annuel plus élevé que le mien.

La question que je voudrais poser : Y a-t-il une personne (disposant d’un accès à Internet bien entendu) capable de dire qu’elle n’a jamais téléchargé un seul morceau de musique ?
Si nous les empêchions vraiment de vivre de leur travail, il n’y aurait personne à leurs concerts. Il n’y aurait même pas de concerts. En fait, il n’y aurait tout simplement pas d’artistes.
Pour combler l’éventuel manque à gagner.

Nous pouvons admettre que dans certains cas, le téléchargement se substitue à l’achat. Il est évidemment question du prix d’achat mais pas seulement. Une galette décorée et une jaquette, n’est-ce pas un peu limite ?
Nous, consommateurs, aimons les contenus exclusifs. Nous sommes friands d’éditions collector et de choses qui ne se téléchargent pas. Nous aimons ne pas être pris pour des vaches à lait. Ainsi, je dis au groupe Scorpions (qui n’est autre que mon groupe de rock préféré) que l’album Comeblack est une vaste blague. Des réenregistrements et des reprises, je n’appelle pas cela un album.
À tous, je dis que les multiplications de singles nuisent plus à l’industrie du disque que lorsque nous téléchargeons. À tous, je dis que coller les singles ensemble pour faire un album n’est pas une pratique très sympathique. C’est même une insulte.
Surprenez-nous !
J’accuse.

J’accuse les maisons de disques de tromper les internautes qui ne sont autres que les véritables clients de celles-ci et de faire planer l’ombre de la crise dans le seul et unique but d’accroître leurs profits.
J’accuse les maisons de disques de se saboter en refusant de faire face à l’évolutions des modes de consommation. Enfermées dans le passé, elles tentent désespérément de s’accrocher à une époque depuis longtemps révolue.
J’accuse les maisons de disques de mentir en permanence sur l’état de santé du marché de la musique.

J’accuse les artistes de s’en prendre à tort à ceux qui leur permettent d’exister et qui refusent de voir que le piratage contribue plus à leur succès qu’à leur manque à gagner.
J’accuse les artistes de prendre parfois leurs clients pour de simples porte-feuilles sur pattes.
J’accuse les artistes de prendre le raccourci « Mauvais clients » alors qu’il n’y a en réalité qu’une mauvaise production musicale.

J’accuse les politiques de prendre des décisions absurdes et caduques qui entravent l’accès à la culture. (Hadopi, Carte Musique…)
J’accuse les politiques d’être complice de la bêtise des maisons de disques.
J’accuse les politiques de considérer les internautes comme une menace pour certains secteurs.

Nous ne sommes pas que des consommateurs. À bon entendeur.
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